Sabaïdi!

09 septembre 2008

Les danses lao et le baci du dernier jour

P1060579


DSC00190

Le baci

DSC00191

Posté par laureclusan à 10:00 - Commentaires [1]


13 août 2008

Hanoi, la baie d'Along, Vincent et moi.

DSC00042

DSC00045

DSC00010

DSC00070DSC00156

DSC00136

DSC00036

Posté par laureclusan à 11:48 - Commentaires [1]

05 août 2008

La vie continue

La vie au Laos continue, avec ses joies et ses peines ; les joies, il y en a de multiples, j'ai pu en raconter plus d'une. Les peines sont plus rares, mais il y en a une qui nous attriste plus profondement.

Le 27  juillet, Vincent, Jean-Matthieu (journaliste EDM venu quelques jours au Laos) et moi arrivons a Ponsay, au rendez-vous de travail prevu avec Mme Bounmy Chaysouang, dont j'ai deja parle dans ma derniere newsletter. Nous sommes tres chaleureusement accueillis comme d'habitude, mais nous percevons une legere inquietude ; Mme Bounmy nous apprend en effet que son fils Phitak vient d'etre emmene d'urgence a l'hopital, car il vient d'etre pris d'un malaise en jouant au football.

En attendant les nouvelles, le travail continue puis le dejeuner ; et une ou deux heures plus tard, la nouvelle tombe : Phitak vient de deceder a l'hopital. Nous sommes completement effondres, bien sur pas autant que Bounmy et toute sa famille qui est la.

Phitak avait 25 ans, il venait de finir des etudes d'agriculture. On savait que sa sante etait fragile et que son coeur etait faible ; il laisse derriere lui une jeune femme et une petite fille agee d'a peine 3 semaines.

Et malgre la brusque douleur et les larmes, les preparatifs des rites funeraires commencent sans tarder et toute la famille est occupee par cela ; au Laos, un deces entraine une longue veillee funebre ; la famille du defunt doit nourrir et accueillir tout le village pendant 3 jours et 3 nuits. Nous sommes alors tres frappes par la rapidite et l'efficacite de l'organisation qui se deroule sous nos yeux : ainsi, une partie de la famille prepare la vaisselle et les nattes, l'autre  part au marche pour acheter la nourriture de la journee : en quelques minutes, une liste precise de courses est etablie pour nourrir environ 200 personnes. Pendant ce temps, les hommes vont acheter le bois a la scierie et passent ensuite plusieurs heures a construire le cercueil. D'autres encore partent louer les tentes, les tables et les chaises qui sont installes devant la maison. D'autres villageois amenent et tuent un cochon pour la nourriture du premier jour ;  le lendemain c'est deux vaches de Mme Bounmy qui nourriront les invites. 

Nous sommes donc restes dans la famille  jusqu'a l'enterrement qui a eu lieu le lendemain apres-midi de la mort. Nous avons accompagnes les femmes au marche et avons aide  a l'achat de la nourriture. Au village, nous avons veille le corps le reste de l'apres-midi dans la piece principale ; il y avait la une trentaine de personnes, tandis que le reste du village est installe dehors sur les tables et mange ou joue aux cartes. Tout le monde se relaie pour veiller le mort quelques instants ou plusieurs heures. Cette veille est entrecoupee des repas et il y a une vingtaine de cuisinieres qui s'en occupent pour tout le village present!

Puis, dans la soiree, un catechiste et une soeur sont venus pour dire la priere des morts. La soire s'est terminee par la mise en biere et la veillee. Pendant celle-ci, la plupart des gens jouent aux cartes ; cela parait tres etrange au debut. En fait ces gens sont la pour rester pres du defunt et ne pas le laisser seul ; les gens continuent donc a vivre pres de lui ;  jouer aux cartes est pour eux une facon de s'occuper pendant la veillee.

Tout cela se poursuit pendant 3 jours ; nous, nous sommes partis apres l'enterrement. La famille quant a elle continue son deuil dans la maison du defunt pendant 7  jours. Puis, chacun reprend ses activites. Dans 90 jours, un autre rassemblement en souvenir du defunt cloturera la periode de deuil. 

Nous sommes tres attristes par ce deces et nous partageons la douleur de la famille Chaysouang, en particulier ses parents, freres et soeurs, sa femme et sa fille.

Posté par laureclusan à 05:56 - Commentaires [3]

21 juillet 2008

Quelques photos du Talat Sao (marche du matin)

P1050529

P1050531

P1050534

P1050539

P1050543

Posté par laureclusan à 06:06 - Commentaires [3]

23 juin 2008

Le repiquage des pousses de riz

P1050725

Alors voila : le riz a ete seme a la volee il y a un mois environ ; maintenant qu'il a une bonne petite taille, il faut le replanter en ligne ; c'est le repiquage, qui a lieu partout en ce moment.
On commence par deraciner les toutes jeunes pousses  ; le geste, quand on sait bien le faire, est tres gracieux et demande des annees d'entrainement!! Ensuite on les rassemble en bottes, comme fait Mangkone, la jeune fille sur la photo.


P1050729

Ensuite on prend trois brins par trois brins et on repique a la main sur le reste du terrain, qui vient tout juste d'etre laboure ;  on espace de 15 cm environ ; heureusement le sol est vaseux donc le pouce suffit a creuser le petit trou sans effort...

P1050732   P1050773

On s'eclate!!!! Non mais c'est vraiment pour qu'on se rende compte que ce boulot est enorme et difficile... Les pieds dans la boue toute la journee (heureusement il n'y a pas trop de betes...)!
Cela dure environ deux mois. Moi je n'ai fait qu'un jour et j'ai eu des courbatures toute la semaine! Les jeunes et la soeur y vont tous les jours de 7h a 20h, avec une petite sieste apres le repas. Je leur tire mon chapeau...!

P1050776 

Posté par laureclusan à 16:47 - Commentaires [5]


06 juin 2008

L'île de Don Don

Ce matin, visite des filleuls d'une toute petite île, Don Don,  située au milieu du Mékong : on traverse celui-ci en pirogue, puis on zigzague parmi les rizières avant d'atteindre les habitations.

P1050716

Le zigzagage dans les rizières se résume vite à un pateaugeage dans la boue si on ne connaît pas bien le chemin ; en effet, celles-ci sont séparées entre elles par des "diguettes", donc petites digues qui permettent de retenir l'eau dans la rizière. C'est sur ces diguettes qu'il faut marcher pour traverser. Or, certaines sont piégées!! Elles peuvent tout d'un coup passer d'une largeur convenable et d'un tapis de verdure à un cloaque boueux et étroit, sur lequel on risque à tout moment de glisser... Exemple de diguette-piège (il y en a des pires...):

P1050705

Exemple de belle diguette :

P1050692

Cela constitue en fait un petit labyrinthe, et on a intérêt à connaître le bon chemin... ce qui n'était pas vraiment le cas du père Prida (le responsable du programme EDM de Don Don)!!!

A la fin, ça donne ceci :

P1050694

En ce moment les rizieres ne ressemblent pas a grand chose ; le riz n'a ete seme que sur une petite partie du terrain. On attend environ un mois qu'il pousse, puis il faut le deterrer et le repiquer en ligne droite et en utilisant toute la surface de la riziere. Apres, on le regarde pousser pendant 4 mois : c'est la partie du travail que les laotiens preferent ;)

Posté par laureclusan à 12:46 - Commentaires [3]

03 juin 2008

Visite des familles du village de Homphane

P1050607

Aujourd'hui je suis allée au petit village d'Homphane, rendre visite aux familles dont les enfants bénéficient du parrainage. Le père Lo, curé du village et responsable de programme m'a présenté les familles.

Pour s'y rendre, nous avons utilisé un moyen de locomotion très répandu au Laos, mais que je n'avais jamais encore pris : le toc-toc, une espèce de motoculteur qui tire une carriole (voir ci-dessous). En effet, la saison des pluies a rendu le chemin qui mène au village impraticable en voiture (voir photos de l'album "Homphane").

P1050567

Ce qui m'a marquée durant le trajet, outre les nombreuses traversées de mares, sont les nuées immenses de papillons, comme je n'en avait encore jamais vues! C'est un peu comme quand on traverse en courant une place remplie de pigeons à Paris, mais en beaucoup plus joli.

Au village, je suis suivie partout par une nuée d'enfants. Chaque fois que j'entre dans une maison, ils entrent aussi et s'assoient, ce qui a vite fait de remplir complètement l'unique salle. Ce village est très pauvre, et les familles vivent à 6 ou 7 dans ces petites maisons sur pilotis, qui sont en fait des cabanes en bambou. Sur le sol sont étendues des nattes, sur lesquelles on mange le jour et on dort la nuit. Dans un coin de la pièce, le feu de la cuisine dans un réchaud de terre cuite. Sous la maison, vivent en choeur les cochons, les poules, les chiens et les chats.

P1050593   

Les enfants de Homphane, tout en étant très intéressés de ma venue, restent extrêmement farouches : quand j'essaie de leur parler et de leur poser des questions, ils baissent les yeux en se tordant les mains, ou bien me fixent de leurs grands yeux... au début je pensais que c'était à cause de mon laotien peu compréhensible, mais en réalité j'entendais d'autres enfants leur souffler les réponses... certains sont tellement intimidés qu'ils n'arrivent même pas à me dire leur prénom ("koy leum : j'ai oublié!!")

Des petites filles de 7 ans portent des bébés sur leur dos ; dans leur attitude et leur démarche, on devine qu'elles sont déjà de vraies petites femmes! Seuls leurs visages restent enfantins, heureusement me direz-vous!

Pendant ce temps, les adultes sont partis à la rizière (c'est l'époque des semailles) ; d'autres travaillent à la construction d'un bâtiment en dur qui servira de salle de réunion. Le rythme est tranquille, 1 heure de travail pour 1 heure de pause ;) on papote et on plaisante dans tous les coins ; après tout, "bo pen nyang", on a tout le temps!

P1050608a

Malheureusement l'après-midi se termine vite et nous devons rentrer. C'est le genre de village beau et tranquille où je resterais bien quelques jours pour y vivre au rythme de ses habitants! Finalement c'est un peu ça qui me manque dans cette mission...

Posté par laureclusan à 17:14 - Commentaires [2]

27 mai 2008

Petite viree en Thailande

Mille excuses pour ce long silence : mon acces internet a ete considerablement reduit ces derniers jours pour cause de vadrouillage en Thailande avec Aurelia, une autre volontaire, et une de ses amies venue de France.

Nous avons tout d'abord passe quelques jours dans le nord, autour de Chang Mai ; on a loue une voiture pour faire une boucle dans cette region, en passant par Pai et Mae Hong Son.

L'anecdote marquante de ces journees a ete notre immersion totale dans la jungle, car nous nous sommes plus ou moins perdues sur les pistes boueuses quelque part au milieu du parc national situe a l'ouest de Chiang Mai. En fait a un moment donne nous avons tourne a droite au lieu de tourner a gauche! Cela dit les cartes du coin ne sont vraiment pas precises du tout...

La route s'est donc retrecie peu a peu, et nous avons quitte le goudron rassurant pour les pierres et la boue, retenant a plusieurs reprises notre souffle quand on essayait d'atteindre le sommet de certaines pentes plutot glissantes (merci cher 4x4 de location). Finalement on a retrouve le bon chemin en demandant aux personnes croisees sur la route (merci chere Aurelia de parler Thai). Mais cela est reste de la piste un bon moment, et celle-ci se separait tout le temps en deux tout d'un coup sans aucune indication! On a donc fait pas mal de tours et de detours avant de retrouver la nationale 1095 alors que la nuit etait tombee depuis un bon moment. Nous tenons d'ailleurs a remercier vivement tous les villageois croises pendant cette soiree (jeunes gens a moto, ouvriers cimentant une portion de piste, vieil homme avec un coup dans le nez etc..), et qui nous ont remis a chaque fois dans le droit chemin.

Quoi qu'il en soit cette region du nord-ouest est vraiment magnifique ; le paysage est montagneux et verdoyant, avec des rizieres en contrebas. Toutes les routes que nous avons prises meritent vraiment le detour.

Le temps etant plutot a la pluie, nous avons decide de descendre ensuite plus au sud pour trouver un peu de soleil, et de passer les derniers jours sur l'ile de Kho Samet, a quelques heures de Bangkok. C'est une ile a plages et a cocotiers ; les journees se sont passes en baignade, marche autour de l'ile et snorkeling (mot tout a fait desagreable a prononcer, et qui designe le fait de regarder les poissons et les coraux avec masque et tuba).

Durant cette derniere activite, nous avons evite de justesse de jolies petites meduses qui se trouvaient sur notre chemin. Autre compagnie un peu desagreable : un poisson-ventouse (je ne sais pas le vrai nom : ce sont des poissons dont la tete est plate et ventousee et qui s'accrochent ainsi sur le ventre des requins) qui nous suivait partout et d'un peu trop pres... Enfin, c'etait quand meme bien reposant et agreable. Le seul inconvenient etait la forte concentration de moustiques, mais aussi le fait que tout soit plus cher que sur le continent ; enfin bon c'est partout pareil!

Je suis maintenant de retour dans mon petit Laos, et repars des la semaine prochaine en mission a Thakhek, ou apparemment il tombe des cordes!

Je vous laisse apprecier les photos de ces vacances sur l'album...

Posté par laureclusan à 07:58 - Commentaires [2]

25 avril 2008

Un scorpion devant la cuisine

ARGHH...

P1050380

Posté par laureclusan à 15:12 - Commentaires [3]

22 avril 2008

Pimaï Lao

   P1050350   P1050347             

                Pimaï est la fête la plus importante au Laos ; c’est à la fois le nouvel an lao (littéralement, pi = an ; maï = nouveau) et par-dessus tout la fête de l’eau. Cette fête a lieu à la période la plus chaude de l’année, mi-avril, le moment ou tout le monde creve de chaud et reve de bain de mer ou de piscine ; cela dure 3 jours, mais en réalité, toute la semaine y est consacrée. Les enfants sont en vacances, les boutiques sont fermées.

Ainsi, on fête l’eau : on s’arrose mutuellement a grande eau, cela porte bonheur ; on asperge d’eau parfumée de pétales de fleurs les Bouddhas des temples. Sur le bord des routes, les enfants s’en donnent à cœur joie en visant avec des gros fusils à eau toutes les voitures et les motos qui passent. Dans les villes, les jeunes dansent sous l’eau des tuyaux d’arrosages au son de la musique (ça ressemble à une pub pour Hollywood chewing-gum, fraicheur de vivre).

Pour l’occasion, la tenue de rigueur est le chapeau de paille tressé spécialement pour l’occasion et vendu uniquement à cette période ; depuis quelques années, on porte aussi une sorte de chemise hawaïenne genre Magnum (ça vient de la mode thaï de la fête de l’eau). LE style !!

Pendant ces journées, des familles entières envahissent les sites où se trouvent les chutes d’eau (assez nombreuses au Laos), pour s’y baigner et s’arroser ; on dirait une sorte d’immense baptême populaire.

Je suis allée fêter le Pimaï dans le village de Muang Khai (ce qui veut dire Mangue Oeuf…) Cela a commencé par un gigantesque baci (cérémonie où l’on s’attache mutuellement des bracelets de coton aux poignets). Etant la seule blanche ce jour-là, les villageois m’ont pris pour quelqu’un d’important (comme d’habitude) ; beaucoup de mamans m’ont demandé de nouer des bracelets aux poignets de leurs bébés. C’est toujours un peu gênant de constater que l’on vous respecte beaucoup non pas seulement en tant qu’étrangère invitée, mais vraiment en tant que « blanche ». Bref, je me prête donc au jeu avec le même respect et le même sourire que les gens ont pour moi. Puis, l’arrosage traditionnel : il se fait sur les mains et la nuque ; en même temps, on souhaite des vœux de bonheur (« you di mi heng », ce qui signifie littéralement « que la force soit avec toi » !!!). 

Beaucoup de jeux pour les enfants ont été organisés : course en sac, tir à a corde etc… mais aussi, pour les garçons, une course où l’on monte à un mât en bambou badigeonné d’eau savonneuse… c’était assez marrant.

Pendant le chemin du retour à Vientiane, attention aux fenêtres ouvertes dans le car !! Car depuis le bord de la route, les enfants visent en général assez bien… mais par cette chaleur, ce n’est jamais désagréable, au contraire !

Posté par laureclusan à 10:12 - Commentaires [3]